université
de Bourgogne

6 secteurs de recherche scientifique : 3 questions à Annie Vinter, Vice-présidente Coordination Formation et Recherche

L’université de Bourgogne se démarque avec sa nouvelle carte d’identité scientifique.

Elle établit sa stratégie en distinguant 6 grands domaines de recherche pluridisciplinaires en concertation avec le Grand Campus. Masters internationaux en anglais, Chaires industrielles, etc., les objectifs sont nombreux.

Actu-annie-2014Quels sont les objectifs de la restructuration de la Recherche en 6 secteurs ?

Les 6 secteurs pluridisciplinaires de recherche, « Aliment et Environnement », « Santé (Health) et Ingénierie moléculaire », « Photonique et matériaux avancés », « Apprentissage et santé (Care) », « Patrimoines et Territoires » et « Vigne et Vin » définissent l’identité scientifique de la Bourgogne.

L’objectif de cette restructuration était d’élaborer une carte d’identité originale et unique, qui permette à la Bourgogne de mettre en valeur, sur le plan de la recherche scientifique, ses forces et ses champs d’excellence. De ce point de vue, le secteur « Vigne et Vin » peut être considéré comme un domaine en émergence qui, soutenu par l’université et la région, devrait à moyen terme acquérir un niveau d’excellence reconnu sur le plan national et international.
Les objectifs de cette restructuration touchent de manière parallèle la formation, la recherche et la valorisation.

Côté formation, il s’agit d’établir une carte des formations cohérente avec cette carte d’identité scientifique. Ceci passe par la mise en place de formations spécifiques et différenciantes, aux intitulés de parcours uniques en France, et qui s’appuient sur les forces de nos secteurs de recherche. Il est opportun de prévoir qu’à minima une de ces formations par secteur soit dispensée en anglais, favorisant ainsi l’ouverture de notre l’établissement à l’international.
Cet enjeu est primordial pour assurer la visibilité et l’attractivité de notre université au delà des frontières nationales.

Côté valorisation, il s’agit de faire émerger dans chacun de ces secteurs une Chaire industrielle ou pour le moins, de créer un poste de professeur en partenariat avec un groupe industriel, permettant ainsi de resserrer les liens entre la recherche et les entreprises et d’impliquer ces dernières dans la construction des forces de l’établissement, aussi bien en termes de formation que de recherche.

Quelles ont été les motivations de cette nouvelle restructuration ?

Deux facteurs principaux ont motivé ce travail de refonte de la carte d’identité de la recherche sur l’université de Bourgogne, et plus largement sur l’ensemble des structures d’enseignement supérieur et de recherche de la Bourgogne (Grand Campus).

Le 1er facteur naît de l’évolution de la nature de la recherche vers une recherche fortement inter ou pluridisciplinaire. On a aujourd’hui besoin de la contribution de plusieurs domaines d’expertises scientifiques pour comprendre les phénomènes complexes étudiés par les scientifiques. Or jusqu’à présent, la structuration de la recherche était essentiellement basée sur une organisation pensée en termes de disciplines fondamentales. Il s’agissait donc de s’affranchir de cet aspect pour mettre en valeur la pluridisciplinarité de la recherche.

Le 2e facteur est lié à l’évolution du contexte national, européen et international. Les acteurs de la recherche doivent être capables de définir les domaines dans lesquels ils présentent un niveau d’excellence et de faire des choix stratégiques.

Actu-6-secteurs-de-recherche-2014Les subventions européennes dépendront de la capacité des régions à définir leur stratégie d’innovation et de recherche. Les 6 secteurs identifient clairement les spécificités de la recherche en Bourgogne qui lui confère une identité unique.

Toutes les universités pluridisciplinaires comme la nôtre développent une recherche en « Sciences humaines et sociales » (SHS) par exemple. La caractériser au travers des identificateurs « Patrimoines et Territoires » permet de communiquer plus explicitement sur les lignes de forces portées par ce secteur.

Autre exemple, associer la santé à l’ingénierie moléculaire apporte une vision éclairée des spécificités de la Recherche en Bourgogne dans ce domaine, en mettant en avant le caractère translationnel (« from bench to bedside », de la paillasse au lit du patient) des recherches conduites dans nos laboratoires.

Comment tout cela s’articule avec le Grand Campus ?

En termes de recherche, la carte d’identité scientifique a été établie en concertation avec l’ensemble des partenaires du Grand Campus (AgroSup, CEA, CGFL, CHU, CNRS, ENSAM, Cluny, ESC, INRA, Inserm, IRTESS).
L’identification des 6 secteurs émerge d’un long travail avec les directeurs de laboratoires et les directeurs d’établissements du Grand Campus pour déterminer les thématiques d’excellence et les traduire au mieux au travers d’un nombre réduit d’identifiants.

Ce travail s’est déroulé dans un climat extrêmement constructif, et a contribué, de mon point de vue, à souder les établissements dans une ambition commune pour la recherche dans notre région.
On peut apprécier l’importance de cette étape aujourd’hui, lorsque nous cherchons à construire une carte d’identité scientifique commune à la Bourgogne et la Franche-Comté, dans la perspective d’une candidature au prochain appel d’offre Idex.

Les 6 secteurs de recherche

  • Aliment et Environnement
  • Santé (Health) et Ingénierie moléculaire
  • Photonique et Matériaux avancés
  • Apprentissage et Santé (Care)
  • Patrimoines et Territoires
  • Vigne et Vin

Les partenaires du Grand Campus

AgroSup, CEA, CGFL, CHU, CNRS, ENSAM Cluny, ESC, INRA, Inserm, IRTESS