université
de Bourgogne

Encourager la parité dans les études scientifiques

Le programme « L'Oréal pour les filles et la science » est destiné à susciter plus de vocations pour les études scientifiques auprès des lycéennes. Angélique Besson-Bard, maître de conférences en biochimie à l'UFR des Sciences de la Vie, de la Terre et de l'Environnement (SVTE), est l'une de ses ambassadrices.

actu-Anglique besson bard2-04-02-15La fondation L'Oréal France-UNESCO, dote depuis 2007 de jeunes doctorantes d'une aide de 10 000 à 15 000€ à travers les bourses « Pour les femmes et la science ». Angélique Besson-Bard possédait toutes les conditions nécessaires pour participer à ce programme : être une femme de moins de 30 ans, en seconde année de doctorat dans un domaine scientifique. Cette bourse devait les aider à continuer leurs recherches, tout en conciliant vies de famille et projets personnels. « Cela a aussi facilité l'après thèse. Ça m'a aidée à trouver un contrat postdoctoral en Suisse et passer les concours pour devenir maitre de conférence », précise la jeune femme.

Depuis, elle est toujours régulièrement en lien avec la fondation. Lors du lancement du programme « Pour les filles et la science », L'Oréal a fait un appel au volontariat auprès de ses boursières. Ayant répondu favorablement, elle doit prochainement intervenir dans les lycées bourguignons. L'objectif ? Mettre en valeur les parcours scientifiques auprès des jeunes lycéennes, afin de peu à peu, modifier les stéréotypes encore nombreux relatifs à ces parcours.

« Le processus est en marche ! »

La jeune femme a choisi ses études en fonction de ses goûts et centres d'intérêt : « Je n'avais pas envisagé de faire un doctorat, c'est venu petit à petit. » Sa passion pour la biochimie l'a menée à une thèse sur les produits toxiques absorbés par les plantes, notamment le cadmium. Aujourd'hui, ses recherches ont évolué. Désormais l'enjeu est d'étudier la façon dont les plantes réagissent aux pathogènes pour stimuler leurs défenses et ainsi, éviter l'utilisation des pesticides et autres produits chimiques de synthèse.

Grâce à son expérience, elle a un regard particulier sur la parité. Si la biologie n'est pas une matière qui fait peur aux femmes, c'est plus souvent le cas pour la physique et les sciences dites « dures » : « Tout est lié aux stéréotypes mis en place dès l'enfance. On voit plus souvent de biologistes femmes que de physiciennes. Pourtant, il est certain que les femmes ne soient pas moins capables que les hommes. Pour la médecine, ça c'est beaucoup démocratisé, car les filles réussissent bien ces études, ce qui a tendance à les encourager. » Néanmoins, si les sciences évoluent vers la mixité, il y'a toujours des améliorations à faire. En effet, la parité n'est toujours pas assurée au niveau des postes à responsabilité. Mais « le processus est en marche ! » assure la jeune scientifique.