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de Bourgogne

Projet FRIPON : météores sous haute surveillance

La caméra installé sur le toit du bâtiment Gabriel La caméra installé sur le toit du bâtiment Gabriel | (c) Projet Fripon

Le Projet FRIPON vise à observer les chutes de météores à travers un large réseau de caméras. La plus récente a été mise en fonction à l'uB le 18 février. 

actu-meteoriteOn estime que 10 à 20 grosses météorites tombent en France chaque année. Pourtant, une seule est retrouvée tous les 10 ans, contre une tous les 2 ans au XIXème siècle. La raison est simple : avec l'évolution de nos modes de vie, nous ne sommes plus témoins de ces chutes. Il est pourtant nécessaire de dénicher ces objets cosmiques pour les étudier.

De cette constatation est né le projet FRIPON (Fireball Recovery and InterPlanetary Observation Network). Il consiste à développer un vaste réseau de caméras sur l'ensemble du territoire pour capturer des images des météores dans le ciel nocturne. L'objectif est de déterminer l'orbite de chaque météore et d'obtenir des indications sur sa région source et son lieu de chute. Les images en temps réel sont consultables sur ce site

A l'heure actuelle, "108 caméras sont installées en France, dont 13 en Bourgogne Franche-Comté", précise Vincent Boudon, directeur de recherche CNRS au laboratoire Interdisciplinaire Carnot de Bourgogne et coordinateur du projet en Bourgogne. La plus récente a été mise en service le 18 février à l'université de Bourgogne, sur le toit du bâtiment Gabriel, par le PSIUN (Pôle systèmes d'information et usages du numérique) et les services techniques. 

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Au-delà de son travail de détection, un des objectifs majeurs du projet FRIPON est de former le public à identifier les météorites. En effet, les zones concernées par ces chutes d'objets sont généralement d'une trentaine de km². Il est donc indispensable de s'appuyer sur un réseau citoyen de "vigilants célestes". Une coopération qui favorisera les relations entre le public et le monde de la recherche.

Plusieurs institutions nationales (MNHN, Observatoire de Paris et CNES) et régionales sont impliquées dans ce projet, qui se poursuivra pendant au moins 10 ans. 

Site du projet FRIPON
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